samedi, 19 mai 2007

Dakar

Je n’écrivais plus parce que j’avais perdu le texte, je sentais que dorénavant je forçais, et perso, je n’aime pas ça.
Actu, je suis à Dakar.
J’ai toujours voulu venir à Dakar.
D’abord parce que dans ma jeunesse franco française, l’Afrique c’était Dakar, le Paris-Dakar et autres dessins bien noirs. Un Senghor que je trouvais extraordinaire alors que je ne connais pas une ligne de lui, mais je le trouvais extraordinaire parce qu’il fallait le trouver extraordinaire : comment faire autrement, les européens et les journalistes à la télé le trouvaient extraordinaire, nos parents aussi, alors pour une fois que ces deux groupes sont d’accord, moi aussi.
Puis en rentrant au bercail, on trouve Senghor extraordinaire car les faiseurs de pensées et d’idée de tous les coins le trouvent extraordinaire…
Pourquoi je parle de Senghor ? Parce que la découverte de Dakar, c’est d’abord l’aéroport international Senghor : tout un symbole.
Quand l’avion atterrit, tu le vois superbe et flamboyant avec pas moins de 5 ou 6 beaux avions sur le tarmac (j’aime bien ce mot, il sonne efficace). Alors tu te dis, ça c’est un aéroport, à l’européenne, pas de ces faux aéroport hangar à l’africaine.
Et puis tu rentres, tu prends tes bagages, et c’est dégelasse, ça pue, il y a des mendiants qui se jettent sur toi, des petits bandits qui tournent autours, un bordel organisé où j’ai même demandé à ceux qui sont venus m’accueillir si nous sommes toujours à l’intérieur de l’aéroport (zone à accès un peu contrôlé quand même), ou déjà en pleine ville : nous sommes dans l’aéroport.
Dakar c’est comme ça, un joli dessin, mais une toile bien pâle, un travail d’un faussaire grossièrement doué et extraordinairement maladroit.
Vous n’y comprenez rien, ça viendra…